« Je ne buvais plus pour être bien mais pour ne plus être mal. »
TÉMOIGNAGES
J’arrête de boire seulement pour 24 heures
Je suis né en 1981 à Rouen
Mon premier verre, je me le sers seul, un après-midi, chez mes parents. Un verre rempli du whisky de mon père, qui passe mal - j’ai quinze ans - mais que je bois quand même...
Europe 1, novembre 2015 : je pensais que c’était impossible d’arrêter de boire, comme c’est impossible d’arrêter de respirer (1:18)
« Ce que j’ai à faire est simple, mais pas facile. »
« 8 heures du matin »
Avaler mon premier café. Et maintenant les mains qui commencent à trembler.
Regard sur la pendule : 8h15. Deuxième café. Le siroter.
8h30. Faire quelque chose. Mon lit. La vaisselle. Non, aller fumer une cigarette et regarder le paysage. Vide. Mon regard est vide, mon cœur est vide, ma tête est vide, ma vie est vide, tout est vide autour de moi.
« J’ai passé la majorité de ma vie avec l’alcool. Un jour, je me suis réveillé, j’étais mort, il ne restait rien en moi. »

