« Je ne buvais plus pour être bien mais pour ne plus être mal. »
TÉMOIGNAGES
Ce que tu fuis te suit, ce à quoi tu fais face s’efface
« Mon rétablissement est un processus, pas un évènement. »
Je suis né en 1981 à Rouen
Mon premier verre, je me le sers seul, un après-midi, chez mes parents. Un verre rempli du whisky de mon père, qui passe mal - j’ai quinze ans - mais que je bois quand même...
Radio Agora Côte d’Azur, Corinne et Dominique (22:51)
« Au début, ce n’était pas méchant, basé sur la convivialité »
Si j'ai commencé tôt, vers 14 ans, c'était un verre de temps en temps, en famille et avec les copains. Sauf que j'aimais ça ! J'aimais l'ivresse que l'alcool me procurait. Ca me rendait heureux.
J’arrête de boire seulement pour 24 heures
« Je suis venu chez les AA pour arrêter de boire, j’y suis resté pour apprendre à vivre. »
« 8 heures du matin »
Avaler mon premier café. Et maintenant les mains qui commencent à trembler.
Regard sur la pendule : 8h15. Deuxième café. Le siroter.
8h30. Faire quelque chose. Mon lit. La vaisselle. Non, aller fumer une cigarette et regarder le paysage. Vide. Mon regard est vide, mon cœur est vide, ma tête est vide, ma vie est vide, tout est vide autour de moi.
« Pour un alcoolique comme moi, un verre c’est déjà trop et mille verres pas assez. »

