« Je buvais pour étouffer une souffrance que je ne comprenais pas. »
TÉMOIGNAGES
Je ne suis pas coupable de ma maladie mais je suis responsable de mon rétablissement
Chakir, alcoolique
Témoignage d’Anne – La liberté de ne plus boire – Langue des Signes Française
Le témoignage d’Anne est signé en langue des signes française par une intervenante spécialisée dans la surdité et des troubles associés, bénévole non membre AA.
Après le premier verre, je ne peux plus m’arrêter
« Au début, ce n’était pas méchant, basé sur la convivialité »
Si j'ai commencé tôt, vers 14 ans, c'était un verre de temps en temps, en famille et avec les copains. Sauf que j'aimais ça ! J'aimais l'ivresse que l'alcool me procurait. Ca me rendait heureux.
« 8 heures du matin »
Avaler mon premier café. Et maintenant les mains qui commencent à trembler.
Regard sur la pendule : 8h15. Deuxième café. Le siroter.
8h30. Faire quelque chose. Mon lit. La vaisselle. Non, aller fumer une cigarette et regarder le paysage. Vide. Mon regard est vide, mon cœur est vide, ma tête est vide, ma vie est vide, tout est vide autour de moi.
« Jean-Pierre, ce miraculé »
Pour lui tout a commencé à 17 ans...avant la trentaine, l'alcool festif ne suffisait plus...
Personne ne t’oblige à ne pas boire
« Je croyais être la seule femme alcoolique »
J'ai arrêté de boire à 43 ans.
Ma fille avait alors 14 ans et mon fils 6 ans. Je croyais être la seule mère de famille qui buvait et qui cachait ses bouteilles. Quelle ne fut pas ma surprise d'en rencontrer d'autres autour des tables des réunions.

