Après le premier verre, je ne peux plus m’arrêter
TÉMOIGNAGES
Etre fidèle à moi-même et oser être moi-même.
« Oui, mais moi, ce n’est pas pareil ! »
Lorsque je buvais, personne ne pouvait me comprendre. Mes problèmes étaient les plus lourds, personne n’avait autant de souffrance morale que moi. Mon enfance, mon passé me faisaient mal et ma vie n’était qu’un ramassis d’incompréhensions, d’insatisfactions, de solitude.
Je me sens libre de tous mes choix, parce ce que je suis devenue abstinente.
« Au début, ce n’était pas méchant, basé sur la convivialité »
Si j'ai commencé tôt, vers 14 ans, c'était un verre de temps en temps, en famille et avec les copains. Sauf que j'aimais ça ! J'aimais l'ivresse que l'alcool me procurait. Ca me rendait heureux.
Un grand reportage de Juliette Moyer sur RCF Allier, diffusé le 7 décembre 2019, avec Xavier, Eliane, Janphi, Didier et Valérie (56:06)
Et puis l’ivresse a disparu… il ne restait que l’alcool…
Jean-Christophe, alcoolique
Acteur de ma vie et non un spectateur, comme je l’étais dans l’alcool
« 8 heures du matin »
Avaler mon premier café. Et maintenant les mains qui commencent à trembler.
Regard sur la pendule : 8h15. Deuxième café. Le siroter.
8h30. Faire quelque chose. Mon lit. La vaisselle. Non, aller fumer une cigarette et regarder le paysage. Vide. Mon regard est vide, mon cœur est vide, ma tête est vide, ma vie est vide, tout est vide autour de moi.

